Ils sont pas un peu jeunes, les moniteurs? Il y en a deux, tu leur presses le bout du nez, je te jure qu'il sort du lait.
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Et le dortoir. Quarante lits dans une seule pièce. Tu crois qu'ils vont dormir plus de trois heures par nuit? Et puis, j'imagine, tous ces sacs de couchage, ça va être un festival pour les acariens.
Ils appellent s'il y a un problème, vraiment?
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Et les blessures, ils les désinfectent illico? Parce qu'ils vont se blesser, c'est certain. Avec le programme qu'ils ont: escalade, spéléo, que sais-je encore.
On peut pas leur téléphoner? C'est quoi cette barbarie?
Ils ont un site internet? Ils mettent des photos des enfants?
Non, mais, comme ça, on peut voir dans leurs yeux si ça va vraiment.
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Ils font la fête tous les soirs? Comment ça, la fête? A leur âge?
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La voilà, la bonne idée. Comme ça, personne ne s'étonnera que le lendemain ils dévissent de la falaise ou qu'ils tombent de leur cheval. Parce que je vous ai pas dit, il y a aussi "équitation" au menu. Equitation. Je vois comme dans un film mon fils lancé au grand galop alors qu'il a horreur des chevaux. Et ma fille de dix printemps qui danse jusqu'à trois heures du matin dans des vapeurs de marijuana.
Au secours, help, à l'aide.
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Mes chtis bouts sont dans un camp sportif et je dois tenir encore CINQ jours...
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Sophie
Journaliste

Pour avoir accompagné maintes fois mon époux (chef de camp), en colonies de vacances, moi-même y exerçant la fonction d'infirmière, je peux à la fois comprendre votre anxiété et vous rassurer:
oui, ils sont jeunes, les moniteurs, et même souvent très jeunes mais il ont un sérieux atout: leur jeune âge les rapproche des participants qui, en général, les "adorent"!
oui, il existe encore de ces énormes dortoirs qui font frémir nos coeurs de mères! Mais c'est tellement rigolo de se lancer les coussins à la tête, de chuchoter dans le noir jusqu'aux petites heures et de faire rager le stagiaire qui devra se lever vingt fois pour lancer son cri désespéré: "Maintenant tout le monde se tait!"
Oui, ils s'écorcheront la main ou se fouleront la cheville, mais l'infirmerie du camp est un lieu où l'on fait la file, surtout le soir: bien sûr, on a un bobo à montrer, mais on aime surtout l'idée de se faire un peu dorloter par la gentille infirmière qui, en plus, offre souvent un bonbon...
oui, on voudrait bien leur téléphoner... pour savoir; mais pense-t-on assez à la honte ou à l'agacement (c'est selon) provoqué chez le gamin ou la gamine mortifié(e) de se voir convoqué (e) au bureau du chef parce que "maman a téléphoné"?
Oui, il y aura des veillées et même une ou deux soirées où l'on dansera et fera les fous... C'est à partir de tout cela que se forgeront les souvenirs (pour plus tard!), les belles amitiés, les "flammes" pour le moniteur ou la monitrice et, qui sait, la naissance d'une vocation ( moniteur dans quelques années; alpiniste; cavalier...)
Et quand sonnera la fin du séjour, les sentiments seront très mélangés: joie de retrouver maman ( et papa) mais profonde nostalgie à l'idée de ne plus vivre la formidable aventure partagée... Il leur faudra des jours pour se réadapter!
Elle n'est pas belle, la vie?
Ayant été animatrice dans mon jeune temps (maintenant, je suis une vielle de 26 ans donc... :o)), je ne peux que partager tout ce que vous dites et pourtant, c'est vrai qu'il y a quelque chose d'insensé à laisser nos enfants... à d'autres pas beaucoup plus grands!
:o)
Candice, partie des années comme "animée" et qui n'a donc eu qu'une envie par la suite: animer!