Si j'aurais pu certainement encore survivre jusqu'à 14h, heure à laquelle Doc devenait joignable au centre médical où je me rends, je commençais à me demander si à me tordre de douleur ainsi, Gaston ne faisait pas pareil à l'intérieur... Et ça, c'était peut-être pas top...
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Je me suis alors souvenue que Doc "officiait" également à l'hôpital le temps où il n'était pas au centre médical. Par coups de fil interposés, il fut d'accord avec moi: direction les urgences de l'hôpital.
Vu qu'il n'était pas vraiment question que je conduise dans cet état, j'ai fait appel à Super Môman (parce qu'on a beau être mère, on reste toujours la petite fille de sa môman!). Un quart d'heure plus tard, nous étions en route pour l'hôpital.
Si pour descendre de chez moi à sa voiture, ce fut un réel calvaire, le trajet fut un réel bonheur, et pour cause, j'étais assise, immobile. Ne pouvant marcher depuis le parking, maman me déposa devant les urgences et alla se garer. De mon côté, je me rendis déjà vers l'accueil. Lorsque vint mon tour, je fus parfaitement incapable d'expliquer ce que j'avais. Incapable de parler. Par contre, juste capable de me mettre à pleurer! J'ai senti les larmes me monter et se mettre à couler. J'ai tenté de sourire à la dame de l'accueil pour bien lui montrer que c'était nerveux, puis en pointant mon ventre avec mes deux index et en faisant non de la tête pour lui dire que ça n'allait pas. Je vous raconte par le portrait pathétique!
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C'était vraiment nerveux et je suppose qu'il fallait que je relâche la pression. J'ai repris ma respiration et j'ai expliqué brièvement mon cas. Maman est arrivée, fut un peu surprise de voir mes yeux tout mouillés, m'installa dans une chaise roulante et m'emmena au dixième étage du bâtiment.
A nouveau, une fois assise, tout allait super bien. Puis comme ma mère est une rigolote aussi, nous nous sommes rapidement mises à plaisanter avec quiconque partageait un p'tit bout de route avec nous, ça fait du bien.
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Première étape: un monitoring. Une fois installée, l'infirmière me passa une sangle autour du ventre avec deux capteurs. A peine posés, j'entendis le coeur de Gaston battre et sentis quelques coups du mon bidou, j'étais déjà rassurée. Au moins, il a l'air de pas trop s'inquiéter lui là-dedans. Par contre, je ne pouvais m'empêcher de penser que ce n'était pas vraiment couchée qu'il fallait m'ausculter mais bon, c'est pas moi qui ai fait médecine, donc je vais juste pas la ramener!
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Au bout d'une demi-heure, le constat est assez clair: rien à signaler. Nous repassons alors en salle d'attente pour la deuxième partie de l'examen et sur la table à côté de nous pleine de magazines, je vous laisse deviner vers lequel ma main se dirige! Un Femmes d'Aujourd'hui... d'août 2005!! Mouais, pas très à jours chez les grosses!
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En parlant d'elles (euh, de nous je veux dire!), je fus très amusée de constater que nous portions TOUTES des baskets! Pas super féminin, d'accord mais tellement confortable!
Deuxième partie de l'examen, mesdames, vous connaissez, je ne rentre pas dans les détails. Là aussi, tout va bien. J'ai même droit à une émission spéciale Gaston on TV, trop chou. Et vas-y que Monsieur nous tire la langue!!! Ben bravo...
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Même si cela ne m'a toujours apporté aucune réponse, je suis sincèrement soulagée de voir que de son côté, tout va vraiment bien.
Seule piste des médecins: une petite infection urinaire pourrait être à l'origine de tout ce cinéma. Ah ok... pourtant je n'ai aucun problème de ce côté-là! Bah vi, mais parait que quand on est enceinte, on n'a pas ces symptômes-là! Et c'est maintenant que vous le dites???? ![]()
Ils ne sont pas sûrs que c'est la cause mais on va déjà soigner ça, on verra après. Moi, je suis soulagée. J'ai toujours aussi mal et c'est toujours aussi insupportable mais au moins je sais que Gaston ne sent rien!
Evidemment, le fait que ma douleur soit localisée là a un peu contribué à mon stress. C'est sûr que j'aurais eu une méga douleur au coude, je me serais moins inquiétée pour Gaston. C'est certain!
Ah oui, en prime, ils ont détecté un peu trop de sucre aussi dans mes analyses. Du coup, ils se demandent si je ne ferais pas un peu de diabète! Ben tiens! Hum... et ça, c'est peut-être bien à cause de la mousse au chocolat quotidienne que je m'enfile à la cantine le midi au boulot. Mais que voulez-vous... elle est vraiment troooooooooooooop bonne!
Bref, comme vous voyez, le moral est revenu!
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Ouh là là ma Candice... Je reconnais que tu nous as fait peur. Je suis ravie que tout va bien.
Gros bisous de la rédaction.