Quand Anouk nous a proposé, à Anne et moi, d'accompagner la croisière Femmes d'Aujourd'hui/C'est du belge, nous avons rencontré deux types de réactions, à la rédaction. Les jalouses nous ont souhaité "bonnes vacances" en pensant "c'est pas juste", et les expérimentées, celles qui sont déjà parties dans les croisières précédentes, nous ont dit "vous allez voir, vous allez rentrer épuisées". Et elles avaient raison. Nous avions emporté l'une et l'autre deux ou trois bouquins, on en a lu quelques chapitres! Pendant une croisière, même si elle s'amuse, on a des choses à faire tout le temps…
Manger d'abord - il doit bien y avoir dix repas par jour en continu. Marcher ensuite - le bateau fait 250 mètres de long sur 12 étages qu'on parcourt dans tous les sens à longueur de journée. Faire la chasse à Robert, l'adorable accompagnateur de MSC, pour lui poser des questions. Faire du sport - en piscine ou dans la salle de sports vitrée à la proue du navire. (Bon là, on n'a pas abusé, on n'a pas eu le temps!) Descendre à terre, en excursion - il y en a presque tous les jours. Lire la doc qu'on nous glisse en cabines. Tester le casino. La discothèque. Tous les bars (il y en a une dizaine à bord). Regarder les photos affichées tous les jours (on nous mitraille plus que les starlettes à Cannes). Participer aux conférences proposées par l'équipe de C'est du belge: Yvan Sevenans, le producteur, Sandrine Graulich, la journaliste, et Patrick Weber, le chroniqueur.
Assister en douce aux tournages de la RTBF, observer Janick Cardiec, la réalisatrice, qui dirige Thomas Van Hamme et Barbara Louys, suivis par les cameramen, Jean-Marc et Cédric, David, le preneur de son, et Nathalie, la scripte. S'investir dans les dégustations d'Eric Boschman: genièvre, gin, vodka, aquavit, élixir de Spa et d'Anvers, mandarine Napoléon… A votre santé!
Et, last but not least, rencontrer nos lectrices - et lecteurs. Et là, on vous l'avoue, on s'est bien amusées. Parce que nous avons fait des rencontres formidables - et parfois très inattendues. Marina, la gagnante de notre concours, et sa copine Paola, qui ont tout testé sur le bateau. Lydie, qui a eu de sérieux soucis de santé et qu'Anne a suivie comme une mère poule. Cette délicieuse dame française, qui avait choisi la croisière par Internet, et a décidé de s'abonner à Femmes d'Aujourd'hui à la fin du périple.
La "table de six", à côté de la nôtre qui aurait remporté le prix des plus beaux éclats de rire. La jeune fille qui voyageait avec sa maman et qu'Eric Boschman charriait à chaque dégustation. Le charmant monsieur au pull jacquard qui souriait tout le temps. La dame pétulante qui voyageait avec son fils. "Madame maman" et sa sœur. Celui qu'on a surnommé Henri IV, parce qu'il assistait la guide et nous ralliait à son caméscope. Le physicien et sa femme, particulièrement amicaux. Madame le professeur (de notre graphiste Pascal) qui nous a donné plein d'avis et d'idées pour le magazine. Nos amies namuroises, dont l'une est couturière. Cette maman royaliste jusqu'au bout des ongles à qui son fils a offert la croisière. Et tous les autres avec qui on a ri, parlé, et rêvé devant les merveilles qu'on a pu visiter…
Parce qu'en plus on a vu des choses! Et pas seulement les nuages gris souris qui stationnent au dessus de l'Opéra (le nom du navire). Pas Visby non plus, l'île suédoise où on aurait pu visiter la maison de Fifi Brindacier, l'héroïne venue du froid. La mer est trop agitée pour qu'on puisse gagner sans danger les chaloupes qui nous mèneraient au port. Parce que pour "garer" un machin comme notre bateau (2000 passagers, 1000 membres d'équipage, ça vous donne une idée), il faut un port profond et des quais king size, ce qui n'était pas le cas à Visby. Pourtant, depuis le paquebot, on ne sent qu'à peine le roulis. Mais à voir les chaloupes tanguer, grimper et tomber entre les vagues, on se rend compte qu'effectivement, la mer est mauvaise… On se rattrape le lendemain sur Stockholm, qui se présente au bout de 100 km de fjord. Donc on se réveille pour voir les îles glisser le long du bateau et c'est magique. Stockholm nous sourit. Premier rayon de soleil là-bas après une semaine de pluie. La ville est belle, calme, douce… La mer, les bateaux, les vélos sont partout et les Suédois sont décidément fort jolis. Par contre la vie y est très chère et on jongle avec les couronnes suédoises (1 euro = 7 couronnes) - aucun pays où on passera ne fait partie de la zone euro.
Etape suivante: Tallinn, capitale de l'Estonie, où s'est arrêtée l'Eurovision. Aujourd'hui c'est surtout la pluie qui y règne. Il ne nous manque que les palmes… Pas d'excursion Femmes d'Aujourd'hui/C'est du belge. On va donc se balader à pied dans la vieille ville. Gros pavés, façades étroites, portes ouvragées, et des magasins de souvenirs pleins de matriochkas (les poupées gigognes ou poupées russes), de gros pulls de laine, de bijoux en ambre… Puis on découvre la cathédrale de Tallinn, une église orthodoxe simple et belle, qui domine la vieille ville. Il ne reste plus qu'à dévaler les pentes raides pour rentrer au port…
A Saint-Pétersbourg, nous sommes accueillis par un orchestre qui alterne les mélodies classiques russes pour touristes (Kalinka, Kasatchok…), les grands airs de jazz et les standards internationaux comme Cerisiers roses et pommiers blancs!
Ici on doit montrer nos passeports et on se voit délivrer une carte provisoire sans laquelle on ne pourra pas rentrer sur le bateau. On n'a d'ailleurs pas le droit de se balader seuls dans la ville sans visa… La visite comprend une demi-heure dans un magasin de souvenirs imposé, où les prix s'envolent (mais il paraît que les objets sont vraiment réalisés par des artisans russes et non "made in China" comme beaucoup de souvenirs vendus dans la rue). Et deux heures au musée de l'Ermitage dont on ne verra qu'un minuscule parcelle des 22 kilomètres de merveilles. Cette répartition plus commerciale que culturelle n'a pas convenu à tout le monde, mais la visite de Saint-Pétersbourg était avant tout apéritive. Le tour de la cathédrale Saints-Pierre-et-Paul et la balade conclue en car nous auront donné envie d'y revenir, d'autant que notre guide a su trouver les mots pour traduire la beauté de sa ville mais aussi les difficultés que rencontrent ses habitants et leur bonheur de connaître enfin la liberté. Ce soir-là, on découvre un phénomène fantastique qu'on appelle les "nuits blanches de Saint-Pétersbourg". A minuit le ciel est rose et bleu, comme avant un coucher de soleil. Et à une heure et demi du matin, il fait encore très clair, comme si le soleil venait à peine de disparaître. Une soirée magique qu'on aimerait voir s'éterniser…
Après une journée en mer - plus de connexion GSM, on se sent coupé du monde! -, on rejoint Copenhague. La petite sirène d'Andersen nous attend sous une pluie battante. Et Patrick Weber qui tourne là une de ses chroniques est trempé en quelques secondes tandis qu'on regarde à l'abri des capuchons et parapluies. Puis le soleil se lève, et fait de la capitale danoise une étape où on s'attarderait bien quelques jours. Fontaines, canaux, maisons colorées, vélos et pousse-pousse, terrasses et orchestres… La ville est jeune, active, très européenne par certains côtés, et pourtant exotique par sa lumière, sa gaieté et cette douceur de vivre apparente qui donne envie de s'y abreuver. 
Retour à Kiel, après une soirée d'adieux joyeuse et émue où on échangé plus de bisous qu'à un mariage. Bien sûr Anne et moi avions très envie de retrouver nos enfants et nos maris. Mais si on continue de temps en temps à tanguer sur la terre ferme ce n'est pas seulement parce que le mouvement nous poursuit. C'est aussi parce qu'un peu de notre cœur est resté au Caruso Lounge…
Merci Robert, qui a été merveilleux et drôle de bout en bout. Merci à l'équipe de C'est du belge avec qui on a passé des moments rares de conversations et de fous rires. Merci à Eric Boschman et à sa famille commise au remplissage de verres. Merci à tous les participants, dont la gentillesse et les sourires ont construit nos souvenirs.
On vous embrasse et on vous dit à bientôt!
Yannic et Anne
y.duchesne@femmesdaujourdhui.be
a.daix@femmesdaujourdhui.be
> Voir l'album photos complet de la croisière 2007
Coucou,
C'est Paola, la copine de Marina la gagnante du concours pour la croisière . Et oui effectivement je peux dire qu'on a tout testé! C'était fabuleux, génial, il n'y a pas de mots! Rien que d'y penser j'ai des étoiles plein les yeux. Heureusement j'ai fait le plein de souvenirs, il y a un petit coin dans ma tête où tout sera soigneusement gardé!
Et alors vous deux,Yannic et Anne, vous faites partie des bons souvenirs de cette croisière, deux nenettes super sympa, très accessibles et avec beaucoup d'humour! (le coup des tzarinnes .... hein Yannic!!!)
J'espère qu'on pourra se rencontrer à l'occasion, ce serait chouette!
Gros bisou
Paola.
Hello les filles,
Il y en avait déjà une et bien voilà l'autre c'est Marina la copine de Paola. Cette croisière était vraiment fabuleuse aux petits oignons comme on dit. Cà restera longtemps un de mes meilleurs souvenirs. Vive les concours Femmes d'Aujourd'hui car grâce à eux on devient Miss Opéra......hein Paola ;-)et on rencontre des nanas géniales comme vous.
BIZZZZZ
Marina.
aaaaah, que de souvenirs, j'avais adooooré ma croisière... Ravie que vous vous soyiez toutes amusées