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Mes “vélecaventures” ou comment aller siffler là-haut sur la colline

Imaginez un vélo qui se conduit sans le moindre effort, même en côte, et file à la vitesse de l'éclair. Vous en rêvez? Velecaventure l'a fait! Myriam a testé pour vous l'un de ces vélos à assistance électrique. Verdict: é-pa-tant!

Souvenez-vous, en 1999, Franck Vandenbroucke, brillant vainqueur de Liège-Bastogne-Liège, proposait d’accoler son patronyme au fameux mur de Huy, gravi les doigts dans le nez et le nez dans le guidon.

Puisque Franck et moi avons en commun, non seulement du sang cominois, mais également un certain sens de la modestie, je propose de donner mon nom à la faramineuse côte qui relie le Dries à la Place Keym, moins renommée certes que le mur de Huy, mais seulement parce que la course Liège-Boitsfort-Liège n’a pas encore vu le jour.

J’avoue, la première fois qu’elle s’est dressée face à moi, cette côte, j’ai senti mes muscles frémir de toute leur âme. Et puis, j’ai pris une grande respiration et je me suis lancée à l’assaut des pavés, moins renommés certes que ceux de Paris-Roubaix, mais seulement parce que la course Paris-Boitsfort n’a pas vu le jour non plus (c’est à se demander à quoi s’occupe l’Union Cycliste Internationale).

Et puis soudain, je me suis retrouvée tout là-haut avant même que mes mollets n’aient eu le temps de dire aïe. C’est sûr, les performances de mon VélecAventure valent leur pesant d’EPO. Vous m’auriez vue siffler là-haut sur la colline, zaï, zaï, zaï, zaï!

Plus d’infos sur le VélecAventure: 071 79 98 01 ou http://www.velecaventure.com/.



Plaisir d'offrir

Laurence était heureuse… Mais lorsque sa fille Al lui a annoncé son intention de quitter la maison, tout s'est effondré: son moral, son assurance… et son régime.

Laurence avait assez de bonne éducation pour connaître les usages. D’ailleurs, il ne n’était pas nécessaire d’avoir lu Nadine de Rothschild dans la Pléiade pour savoir comment rendre une politesse. Quand on est invité à dîner chez une dame, on lui apporte un joli bouquet de fleurs. Quand on est reçu chez un homme, on peut lui apporter une bonne bouteille de vin. Si vous recevez un carton pour une bienfaisance, vous prévoyez un don pour les bonnes œuvres de la maîtresse de maison. En revanche, si on est invité chez une dame d’âge plus mûr, il est d’usage de prévoir un petit ballotin de pralines (encore que Laurence préférait opter pour la version macarons pistache et fruits rouges, nettement plus tendance).

Mais si cette chère «Nadine de R» avait tout prévu pour les événements «courants» de la vie en société, elle ne semblait avoir rien précisé pour le cas de figure le plus improbable à savoir: «que peut bien apporter une mère si elle est invitée à manger chez sa propre fille?» Cette interrogation était d’autant plus cruciale que la mère en question venait d’apprendre que sa fille quittait la maison pour s’installer en kot avec son petit copain.

Pour ne rien arranger, il ne restait à Laurence que quelques minutes pour se décider car les magasins seraient bientôt fermés. Un moment lui vint l’idée d’appeler Florian - le père du petit ami de sa fille dont elle était tombée amoureuse – pour lui demander conseil. Mais elle se ravisa bien vite en songeant qu’elle n’avait pas encore eu le courage d’avouer à Florian que leur histoire était définitivement finie, rendue impossible par la décision de leurs enfants de quitter les nids familiaux pour voler de leurs propres ailes.

Laurence chassa (non sans peine) Florian de son esprit, elle devait trouver une réponse rapide à la question qui la taraudait: qu’allait-elle offrir à sa fille? Par son présent, elle voulait en même temps lui faire percevoir toute l’étendue de son amour, sa déception, son soutien, sa désapprobation, le naufrage de son régime et la fin de sa love story. Toutes ces idées se bousculaient dans l’esprit de Laurence à mesure qu’elle se dirigeait vers le fleuriste.
Puis, elle changea de trottoir.

La rue de Janvier ne se trouvait qu’à un jet de pierre de la rue d’Avril et Laurence ne risquait donc pas d’être en retard. Elle sonna à côté des noms «Al et Sam» et le simple fait de voir le prénom de sa fille sur une sonnette d’une maison qui n’était pas la sienne lui fit monter les larmes aux yeux.

- Courage ma fille! Tu en as vu d’autres!

Elle monta les cinq étages sans ascenseur et, entre deux souffles coupés, elle se dit qu’il était grand temps qu’elle reprenne un abonnement à la salle de sport. Elle arriva sur le dernier palier, inspira un grand coup et pressa le doigt sur la sonnette. Une seconde plus tard, Al ouvrit la porte, puis tout alla très vite. Laurence  aperçut sa fille qui souriait, Sam qui était occupé à touiller dans une casserole et, dans le fond de la pièce, ce traître de Florian, l’air décontracté, qui buvait dans un gobelet. Sans rien dire, elle tendit à Al le gros paquet cadeau qui contenait un bel aspirateur compact.



De nouvelles places pour Mylène Farmer le 19/09/09

Mylène Farmer sera le 19 septembre prochain au Stade Roi Baudouin pour un concert unique en Belgique.

Si vous n'aviez pas encore vos places, sachez que des tickets sont à nouveau disponibles dans toutes les catégories.

Prix des places: entre 65 et 115 euros.

Réservations:



Est-ce que la crise modifie vos comportements en vacances?

Avez-vous renoncé à vos vacances d'été? Partez-vous moins longtemps ou peut-être moins loin? Pensez-vous 'consommer' différemment une fois sur place?



De quoi elle se mêle ?!

Laurence était heureuse… Mais lorsque sa fille Al lui a annoncé son intention de quitter la maison, tout s'est effondré: son moral, son assurance… et son régime.

- Encore un? Mais c’est le quatrième!
- Monique! S’il te plaît… N’essaie pas de me culpabiliser. J’ai faim, c’est tout!
- Je ne veux pas te culpabiliser, Laurence, je suis ton amie et donc je suis honnête. Ce n’est pas en te gavant de merveilleux que tu vas te remonter le moral!

Laurence ne l’écoutait pas. Elle venait de planter sa fourchette dans la petite plaque de meringue qui coiffait la pâtisserie chocolatée.

- Quelle ingratitude! Tu te rends compte? Me faire ça à moi, sa mère… Je me suis toujours sacrifiée pour elle!
- Tu sais comment sont les enfants…
- Ne la défends pas! Elle est in-dé-fen-da-ble! Elle ne pense qu’à elle!

Monique n’avait jamais vu son amie Laurence tellement en colère. Elle tenta encore une parole d’apaisement.

- C’est de son âge…
- De son âge? Tu voudrais qu’elle se marie et qu’elle devienne mère de triplés à 18 ans? Tu sais quoi? Ma fille est folle… elle est devenue complètement folle!

Monique réfléchit une seconde et finit par dire:

- Folle, je ne sais pas… Mais c’est vrai, j’ai toujours trouvé qu’Al manquait de respect vis-à-vis de toi. Elle est très égocentrique.

Laurence marqua un temps d’hésitation avant de porter un morceau de merveilleux aux lèvres.

- Peut-être mais il ne faut pas exagérer…
- Je n’exagère pas! Et toujours à nous donner des leçons de bonne conduite et de morale! Mademoiselle sait tout mieux que tout le monde!
- Mais c’est bien d’être conscientisée…
- Oui mais pas castratrice! Tu veux savoir le fond de ma pensée? Cela ne m’étonne pas qu’elle te plante comme ça. Je m’y attendais!
- Castratrice?!
- Oui et sans cœur! s’exclama Monique.

Cette fois, c’en était trop. Laurence se leva et jeta un billet de 20 euros sur la table.

- Je ne te permets pas de juger ma fille comme ça! Quand les seules choses qui émeuvent la tienne, ce sont les soldes de l’avenue Louise et son abonnement à la salle de fitness! C’est sûr, elle ne risque pas de te parler du Darfour!

C'est comme ça que Monique et Laurence se fâchèrent. En rentrant chez elle, à la rue d’Avril, Laurence se dit qu’elle avait non seulement perdu sa fille mais aussi sa meilleure amie. Une profonde sensation de déprime s’empara d’elle. Dans la cuisine elle s’aperçut que le frigo était vide! Cela valait la peine d’envoyer balader son régime si elle ne pouvait même pas grignoter… Elle balançait toujours entre désespoir et colère quand elle trouva un petit mot sur la table de la cuisine.

«Maman, si tu n’as rien prévu ce soir, rejoins-nous au 4 de la rue de Janvier. Sam et moi venons de recevoir les clés de l’appart et on serait très heureux que tu sois notre première invitée! Al»



Comment vous sentez-vous en maillot?

Voici venu le temps de la plage, des crèmes solaires et du maillot. Êtes-vous traumatisée à l’idée de vous dévêtir? Indifférente? Ou au contraire, vous endossez le rôle de la reine de la plage sans complexe?

Vos impressions nous intéressent.



Un tiers des femmes souffrent de mal-être au travail

Un quart des hommes (24 %) et plus d’un tiers des femmes (37 %) souffriraient de mal-être au travail... Et vous? Comment vous sentez-vous au boulot? Stressée? Equilibrée? Exploitée? Motivée? Avez-vous un bon rapport avec vos collègues et votre chef hiérarchique?

Racontez-nous votre histoire.



Le poteau rose, en bon uniforme, etc.

Vous avez longtemps cru trouver "le poteau rose", devoir rendre des papiers "en bon uniforme", ou qu'ils y avaient des enfants dans le "mont dentier"?

Vous pensiez connaître une expression ou des bons mots avant de découvrir que ce n'était pas tout à fait ça?

N'hésitez pas à nous laissez vos "expressions" ou celles que vous auriez entendues en nous laissant un commentaire. Attention, ils ne seront pas publiés ici maintenant mais à découvrir plus tard.

D'avance, merci!



Quand l’oiseau quitte le nid

Depuis quelques semaines, Laurence pense un peu moins à la vie tumultueuse des locataires qui se sont installés chez elle, rue d'Avril. Elle focalise plutôt sur son histoire d'amour avec Florian et le régime qui en découle. Jusqu'au jour où sa fille Al lui annonce qu'elle quitte la maison…

Comme un coup de tonnerre dans le ciel. Comme les lumières du jury de Nouvelle Star qui ne s’allument pas. Comme un mariage princier sans plumes de colibri.

Laurence avait connu un cataclysme de puissance 10 sur l’échelle de Richter des mamans poules.

Al (en fait sa fille s’appelait Alizée mais elle détestait ce prénom depuis qu’il était devenu synonyme de Lolita) avait annoncé sa décision de quitter la maison de la rue d’Avril pour aller vivre avec son petit ami Sam.

En entendant la nouvelle, Laurence avait failli s’étouffer avec un ravioli à la sauge recommandé par le magazine «Minceur Mag» pour le régime de l’été. Pour la première fois depuis son extinction de voix, elle avait été incapable de prononcer le moindre mot. Comment sa fille qui était encore un bébé mignon la veille était-elle capable de lui faire un coup pareil? Laurence aurait voulu s’éveiller après un cauchemar mais la réalité était cruelle: elle ne rêvait pas. Al voulait partir, se barrer, se casser!

Au silence succéda la colère. Elle abandonna son assiette de raviolis et se lança dans une tirade sur l’ingratitude des enfants pour lesquels on fait tout et qui finissent toujours par vous planter un poignard dans le dos. Bon, elle n’était pas allée jusqu’à parler de poignard mais elle l’avait pensé très fort. Comme la colère semblait ne pas provoquer l’effet escompté, elle opta pour la corde sensible mais elle comprit vite que le trip cocker déprimé ne ferait pas mouche. Rassemblant ses esprits (et se souvenant de tous les traités d’éducation qu’elle avait lus) elle résolut qu’elles en reparleraient le lendemain après une bonne nuit de sommeil. Une nuit, il y en eut bien une mais il ne fut pas question de sommeil…

Seule dans son lit qui lui paraissait gigantesque et froid malgré la douceur de ce début de mois de juin, Laurence se mit à réfléchir. Mille questions se bousculaient dans sa tête qui continuait à bourdonner. Avait-elle failli? À partir de quel moment avait-elle commis des erreurs? Avait-elle était trop sévère? Trop laxiste? Trop présente? Trop absente? S’agissait-il de son divorce… (enfin elle préférait parler de «séparation de commun accord»)?

Laurence se sentait démunie… Pourquoi sa fille voulait-elle quitter la maison à l’âge de 18 ans à une époque où tout le monde parle de Tanguy et de relation fusionnelle mère-fille? Fallait-il qu’elle ait été monstrueuse pour pousser son petit poussin à voler si tôt de ses propres ailes!

Laurence se redressa dans son lit en même temps qu’elle se ressaisit: elle devait agir. Si Al se comportait de la sorte, c’est qu’elle lui adressait un message. Il suffisait dès lors de répondre à son appel à l’aide. Elle allait renoncer à louer des chambres dans sa maison de la rue d’Avril. Al avait dû se sentir délaissée face aux nouveaux venus… Elle devait aussi rompre avec son cher Florian. Comment sa fille aurait-elle pu accepter que sa propre mère sorte avec le père de son petit ami?

Quitter Florian… A cette seule pensée, son estomac se noua. Mais entre une romance et l’amour maternel, il n’y avait pas balancer! Laurence s’enfonça dans son lit et entendit un grand «Grmmbblll». Son ventre criait famine. Elle tendit la main pour allumer la lampe posée sur sa table de nuit et vit la couverture de «Minceur Mag». Elle dévisagea la blonde qui lui souriait béatement en sautillant en couverture, hésita une seconde et puis retourna le magazine en laissant apparaître une pub pour une crème amincissante au kiwi. Elle sortit de sa chambre, descendit les escaliers et se dirigea vers la cuisine. Elle ouvrit le frigo et saisit le pot de pâte à tartiner chocolat et noisettes. Elle prit une cuillère et alla s’asseoir à table. La cuisine était plongée dans la pénombre quand Laurence poussa un profond soupir. 600 calories suffiraient peut-être à calmer sa peine.



Vous avez une confession à faire?

Grave ou légère, vous avez une petite confession à faire? C’est le moment! Par exemple? Vous avez triché à un examen il y a longtemps, vous avez un amant depuis 4 mois, vous avez écrasé un poussin sur la route, vous aimez les fruits pourris, une fois vous avez mangé des croquettes pour chien par erreur…

Répondez ici en commentaires: ils ne seront pas publiés et à découvrir plus tard dans le magazine et sur le site.



Comment vous êtes-vous rencontrés?

En vacances, au travail, via internet ou des amis communs...

Etait-ce un coup de foudre? Etiez-vous libre?

Le début de votre histoire d’amour nous intéresse.



Et vous, vous mangez bio?

Etes-vous une adepte du bio? Si oui, pourquoi? Pour le goût des aliments? Pour le bien-être de la planète? Trouvez-vous le bio trop cher? Nous avons envie de connaître votre avis.


 



Coup de tonnerre dans le ciel bleu

Depuis que Laurence est amoureuse - et amoureusement au régime -, on entend moins parler de sa fille Al. Mais est-il vraiment rassurant qu'une adolescente soit si discrète?

Laurence n’avait pas senti le coup venir. A sa décharge, cela faisait plusieurs semaines qu’elle s’était focalisée sur un sujet qu’elle avait eu trop longtemps tendance à délaisser, c’est-à-dire elle-même.

Elle avait commencé par concrétiser un rêve en aménageant des chambres d’étudiant dans sa vaste maison de la rue d’Avril. Et même si la cohabitation avec un Français vantard (à Bruxelles, on dit «stoefer»), un Italien dragueur à lunettes solaires et une Lolita luxembourgeoise au nombril piercé n’était pas de tout repos, elle ne regrettait pas son choix. Et tant pis s’il fallait parfois mettre les points sur les «i» sur les questions de recyclage, de décibels, de corvée vaisselle et de propreté, elle avait intégré le fait que la perfection n’appartenait pas à ce bas monde.

Elle avait ensuite accepté l’idée - très peu politiquement correcte - d’être amoureuse de son professeur d’harmonie personnelle, accessoirement père du petit ami de sa fille. Depuis que Cupidon avait décoché sa flèche, Laurence voyait la vie en rose et s’imaginait en Pretty Woman de l’avenue Louise.

Récemment, elle avait aussi franchi un nouveau stade en s’imposant un régime draconien pour retrouver la ligne de ses 30 ans. Pour y arriver, elle n’avait pas hésité à suivre les préceptes de «Minceur Magazine» en appliquant la méthode du régime ravioli. Si les premiers résultats se faisaient encore attendre, elle n’avait pas flanché à l’exception de quelques menus écarts liés à ses dîners en amoureux avec son chéri.

Bref, entre la maison, l’amour et les raviolis, Laurence n’avait plus du tout le temps de voir que la terre continuait à tourner. Égoïste Laurence? Où est-il écrit que la ménagère de (pas beaucoup) moins de 50 ans est obligée de se sacrifier pour le bien commun comme un agneau porté en offrande sur l’autel du don de soi et de l’abnégation? Laurence ne se voyait plus dans la robe à dentelles d’une Madame Ingalls ayant quitté sa petite prairie pour émigrer dans la rue passante d’une des dix-neuf communes bruxelloises!

Le hic, c’est qu’à force de se réconcilier avec son nombril, elle avait fini par ne plus observer ce qui se passait autour d’elle. Et c’est pour ça qu’en dépit d’une succession d’indices, elle n’avait pas senti le coup venir. Elle n’avait pas été étonnée qu’Al accepte de partager avec elle son repas «Jour 4» du régime ravioli (des raviolis hypoprotéinés à la sauge). Pas plus que sa fille ait rangé son vélo dans la cour plutôt que de le laisser dans le hall d’entrée. Dès lors, quand Al lui annonça sur un ton calme et détaché qu’elle avait décidé de prendre un appartement avec Sam et de quitter la maison de la rue d’Avril, Laurence sentit que son ravioli se coinçait au milieu de sa gorge.

Al lui adressa son plus joli sourire mais rien n’y fit. Sa mère avait provisoirement perdu l’usage de la parole!



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