Les vidéos de mariés à l'imagination débordante sont nombreuses sur YouTube. A l'exemple de ce jeune couple et de leurs amis qui font une entrée dynamique à l'église!
Laurence a dévoré le livre du Dalaï Lama et décidé de passer très vite de la théorie à la pratique…
Laurence voulait apaiser les tensions entre ses deux locataires pour les convaincre de rester une année de plus à la rue d’Avril. Son petit traité de bouddhisme s’était montré intransigeant sur ce point: le problème réside dans les émotions perturbatrices. Non sans poésie, elles étaient comparées à une série de voiles qui obscurcissaient notre esprit jusqu’à nous faire perdre de vue la nature profonde des choses.
Il lui restait à trouver comment expliquer à Ludo que Vinciane était une émotion perturbatrice et vice versa. Elle se dit donc que ce serait une bonne idée de les emmener voir un spectacle typiquement bruxellois pour célébrer leur la fin de leur première année dans la capitale. Elle avait acheté trois places pour Bossemans et Copenolle que l’on jouait au centre ville. Un mélange de bouddhisme et de zwanze bruxelloise, elle ne pouvait pas trouver mieux!
Dire que Vincianne et Ludo étaient enthousiastes à l’idée de passer cette soirée avec leur proprio serait exagéré mais aucun n’osa décliner l’invitation. En plus, Laurence avait fait les choses selon les règles de l’art. Elle avait non seulement prévu un apéro dans un café typiquement bruxellois des Galeries Saint-Hubert mais aussi un resto tout aussi bruxellois pour «l’after».
Armée de ses nouveaux préceptes bouddhistes, elle avait résolu de ne pas juger ses locataires, même si elle ne partageait pas leur avis. Elle leur donna quelques notions de base de bruxellois qui pouvaient s’avérer utiles comme «strotje», «y a pas d’avance» ou «skieve architek».
Dans la voiture, Vincianne écoutait d’une oreille distraite tandis que Ludo envoyait des SMS à la planète entière. Laurence faisant partie de ces gens qui n’aiment pas le silence, elle entreprit de raconter la pièce au cas où ils ne pourraient pas suivre. Tout y passa: la bière, le foot, Madame Chapeau, les crapuleux de sa strotje, Jef dans le tiroir, etc.
Entre deux répliques qu’elle connaissait bien évidemment par cœur, elle éclatait de rire et se retournait pour voir si Vincianne (qui avait pris place à l’arrière) était sensible à l’humour bruxellois. En regardant dans le rétroviseur, elle lut plus de résignation que de gaieté dans le regard de sa locataire pour ne pas parler de Ludo qui ne cherchait même pas à faire semblant.
- Mais enfin, vous ne vous intéressez à rien vous les jeunes! Ça ne vous viendrait pas à l’idée de vous plonger dans la culture populaire de la ville qui vous accueille!
- Madame Chapeau!
- Quoi, Madame Chapeau?
Ludo lui appuya la main sur la jambe et elle freina à bloc… juste à temps pour ne pas percuter une charmante veille dame coiffée d’un chapeau qui traversait le passage à piétons. Laurence était au bord de l’infarctus… Elle répétait en boucle:
- Je ne l’avais pas vue… Je ne l’avais pas vue…
Après s’être inquiétée de l’état de la petite dame (qui allait très bien), Ludo demanda à Laurence (livide) si elle allait s’en remettre. Madame Chapeau compatissait de l’autre côté de la vitre et lui répétait:
- Ça va aller, chouke, ça va aller…
La soirée fut excellente. Ils n’allèrent pas au théâtre mais ils invitèrent la vieille dame au restaurant. Ludo et Vincianne l’écoutèrent raconter ses histoires des Marolles et découvrirent les croquettes aux crevettes et le waterzooi. Laurence se dit que la voie n’avait pas peut-être pas été médiane mais que le résultat était atteint. Et comme on dit à Bruxelles: elle est pas tof la vie?
Le dimanche, c'est l'horreur, on s'ennuie! La France vient d’adopter un texte sur le travail le dimanche, ce qui autorise les magasins à ouvrir le dimanche. Aimeriez-vous qu'il en soit de même en Belgique?
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Préoccupée par sa fille, sa copine Monique et ses locataires, Laurence a décidé de trouver dans la spiritualité la clé de son bien-être. Elle a donc acheté un livre du Dalaï Lama sur les principes du bouddhisme. Mais le chemin jusqu'à la sérénité est bien long…
Coincée dans les embouteillages alors qu’elle rentrait de chez Ikea où elle avait acheté une penderie pour une de ses chambres d’étudiant, Laurence éprouvait la voie du lâcher prise.
Avec bonne volonté, elle avait poursuivi la lecture du traité du bonheur de Dalaï Lama, celui qui lui permettrait de se réconcilier avec tous ceux avec lesquels elle s’était disputée au cours des dernières semaines.
Après avoir constaté à quel point le détachement était difficile à aborder, elle décida de se consacrer à la «Voie du Juste Milieu». Voilà un concept qui lui paraissait beaucoup plus simple à appréhender. Après tout, n’était-ce pas ce qu’elle faisait toujours sur l’autoroute? Elle prenait rarement la voie de gauche où les voitures roulaient trop vite, mais elle détestait aussi celle de droite où tout le monde lambinait. Elle avait donc eu cette révélation étonnante: le bouddhisme est comme le code de la route, il suffit de le suivre et puis de l’accommoder à sa propre sauce.
Mais en feuilletant le traité du Lama hilare, elle avait rapidement compris que les choses n’étaient pas aussi simples. Le Juste Milieu impliquait beaucoup plus qu’un simple coup de clignotant… Il s’agissait de l’adapter à tous les moments de sa vie en évitant de succomber aux solutions confortables, souvent trop simples, et en refusant la radicalité.
Coincée entre un camion de transport de pommes de terre et un petit malin en cabrio qui avait décidé de transformer l’autoroute en dancefloor techno, Laurence comprit que ce «juste milieu» n’était pas fait pour elle. Dans l’immédiat, elle avait terriblement envie de faire avaler au chauffeur routier (qui n’avançait pas) sa cargaison de patates et d’effectuer une danse de la pluie pour que le bellâtre de derrière se prenne une drache mémorable sur ses sièges en simili cuir.
Que de pensées coupables avaient traversé son esprit en quelques secondes seulement! C’était impressionnant… Laurence frémit. Sa nature profonde devait être celle d’un monstre ou de la graine de dictateur qui s’ignore. Elle ferma donc les yeux et se raisonna. D’abord, elle adorait les patates et ensuite, ce jeune homme mélomane derrière elle avait probablement de bons côtés et peut-être même une fibre artistique qui ne demandait qu’à être exploitée.
- Restons zen! murmura-t-elle en respirant profondément un mélange d’arbre magique (qui pendait à son rétro) et de CO2 (qui jaillissait du pot d’échappement du camion devant elle). Si certains jours, elle avait envie de dormir du matin au soir et si, à d’autres moments, elle débordait d’énergie, elle se dit que, désormais, elle s’appliquerait à gommer tous ses excès. Elle devait apprendre à jouir du moment présent sans penser à ce qu’elle avait à faire le lendemain et encore moins au flot de désirs qui la submergeaient.
Alors que le camion venait de parcourir la distance appréciable d’un mètre et quarante-deux centimètres, Laurence fut saisie d’un moment de découragement. La voie avait beau être médiane, elle lui paraissait surtout très longue! Et si elle tenait autant à transformer ses amis, elle devait commencer par se transformer elle-même… Cette idée lui fit peur et la séduisit en même temps… ce qui revenait à dire qu’elle était sur la bonne voie. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, le camion accéléra enfin son allure!
Des compagnies aériennes britanniques ont décidés de dissuader des passagers présentant les symptômes de la grippe A de prendre l’avion...
Certains passagers ayant de la fièvre, une forte toux ou de gros éternuements sont priés de se présenter devant une équipe médicale qui décidera si oui ou non, ils peuvent embarquer. Jusqu’à présent, personne ne s’est opposé à leur avis.
Est-ce que cela vous choque?
Depuis le départ de sa fille Al, qui s'est installée avec son cher Sam, Laurence a bien des soucis. Mais elle n'est pas du genre à se laisser aller à la mélancolie…
Laurence voulait profiter de l’été pour accomplir une révolution intérieure. En vrac, il s’agissait de reprendre sa love story avec son beau Florian, de pardonner à sa fille de l’avoir trahie en s’installant en kot avec son petit ami, de se rabibocher avec sa meilleure amie Monique qui avait eu le culot de lui dire ce qu’elle pensait de sa fille (alors qu’elle seule avait ce droit!), de réconcilier ses deux locataires Ludo et Vinciane qui ne pouvaient pas se sentir mais qu’elle voulait à tout prix garder une année de plus.
Elle était prête à pardonner à son conseiller placements de la Gravis Banque et même, cerise sur le gâteau, à son locataire Tiziano qui lui tapait sur les nerfs depuis des semaines en lui soutenant que seuls les Italiens étaient capables de faire du bon café.
Il fallait à tout prix rester zen, lâcher prise et recourir aux grands remèdes. Elle prit la direction de sa librairie préférée des Galeries Saint-Hubert et se dirigea vers le rayon «spiritualités». Entre les ouvrages de gourous psy et de l’un ou l’autre chaman eskimo, elle trouva son bonheur. Il n’y avait pas moins de dix bouquins signés du leader spirituel le plus sympa de la planète, le Dalaï Lama. En regardant sa bonne bouille souriante sur la couverture, Laurence se sentait déjà mieux. Elle qui jouait les pitbulls ces derniers jours avait terriblement envie d’expérimenter les bienfaits de la compassion.
«Comprendre la souffrance d’autrui et se soigner soi-même»
Le titre accrocha directement son regard. En 168 pages, ce petit bouquin d’entretiens avec Sa Sainteté exposait une suite d’exemples concrets et de réponses très pratiques à appliquer dans son quotidien. Ce fut donc avec la satisfaction du chevalier venant de trouver le Graal que Laurence alla payer à la caisse. 15,95 € pour obtenir les clés de la félicité, ce n’était pas très cher payé!
Une fois rentrée chez elle, l’aspirante Éveillée se plongea dans la lecture de l’ouvrage qui commençait par les notions de bases sur le bouddhisme. Il y était question des «4 Nobles Vérités» et surtout de la première vérité selon laquelle «tout est souffrance».
Laurence se dit que cela commençait fort mais elle ne se laissa pas décourager pour autant d’autant plus que la deuxième noble vérité lui offrait déjà la solution du problème: l’origine de la souffrance n’était autre que l’attachement. Il s’ensuivait donc une troisième - tout aussi logique - selon laquelle la fin de la souffrance correspondait à la fin de l’attachement. Imparable! Là où ça se gâtait, c’est qu’il fallait suivre un tas de préceptes pour parvenir à ce fameux état de détachement, autrement dit au «lâcher prise».
Elle referma le bouquin et regarda autour d’elle sa chambre à coucher. A combien de choses était-elle attachée dans cette pièce? A ce joli sac qu’elle s’était offert lors des soldes de décembre? Assurément! A cette petite robe noire façon Chanel qui faisait craquer Florian? Indispensable! A ces chaussures rouges très couture qui avaient rendue Monique verte de jalousie? Bien sûr!
Il était hors de question qu’elle abandonne le moindre de ces plaisirs qui rendaient la vie tellement plus belle. En jetant un regard sur la couverture de son bouquin, elle vit la figure du Dalaï Lama hilare et elle se sentit coupable. La photo du saint homme avait percé à jour sa véritable personnalité. Il lui en restait du chemin à accomplir pour parvenir à la voie du détachement. Et dire qu’elle n’en était qu’au premier chapitre!
Secret Story, Koh Lanta, L'île de la Tentation,... Les candidats de ces émissions de télé-réalité doivent-ils être rémunérés?
Le débat fait rage. Entre ceux qui pensent qui sont là de leur plein gré et surtout pour ne rien faire et ceux qui pensent qu'ils sont néanmoins obligés de prester certains scénarios dirigés de la production et n'ont aucune liberté et ont donc droit à une rémunération, la discussion est sans fin.
Et vous, qu'en pensez-vous?
Depuis le départ de sa fille Al, Laurence n'a plus que ses locataires rue d'Avril. Mais pour combien de temps?
L’année scolaire arrivait à son terme et avec elle surgissait le spectre du renouvellement des loyers. Laurence avait eu la bonne idée de transformer trois chambres de sa grande maison de la rue d’Avril en kots d’étudiants au meilleur moment.
Depuis sa décision, le monde avait basculé dans la crise économique et la Gravis Banque lui avait causé quelques cheveux blancs. L’apport des trois loyers lui avait permis de voir venir et elle était bien déterminée à mettre les petits plats dans les grands pour ne pas perdre sa clientèle.
Cela faisait plusieurs semaines qu’elle avait multiplié les petites attentions… Elle s’était abstenue de faire des commentaires sur le laisser-aller dans l’entretien de la cuisine et elle avait mitonné pour «ses jeunes» quelques spécialités typiquement belges. Elle avait fait des compliments sur les tenues ultra-courtes de Vincianne en lui disant qu’elles annonçaient un bel été, elle s’était bien gardée de faire des commentaires à Tiziano qui continuait à porter ses lunettes solaires pour le petit déjeuner et elle avait même réussi à ne pas s’énerver sur Ludo qui lui faisait une démonstration sur la supériorité française par rapport à la Belgique.
D’un point de vue commercial, Laurence avait réalisé un sans faute mais il y avait d’autres éléments sur lesquels elle n’avait aucune prise! Prenons le cas de Ludo qui avait eu une année difficile dans son école de vétérinaire. Il faut dire qu’il avait accumulé les contrariétés à commencer par plusieurs râteaux amoureux (il jugeait depuis lors les nanas belges comme d’irrécupérables coincées). Ensuite, il s’était rendu compte qu’il était réfractaire aux petits chiens, allergiques aux chats à poils longs et définitivement opposé aux cobayes (qu’il persistait à prononcer à la française «cobailles»!). En fait, sa seule réussite était la boulangerie-pâtisserie dans laquelle il avait trouvé un job mais cela ne lui ouvrait pas de grandes perspectives professionnelles dans la capitale européenne!
De son côté, Vincianne avait eu une année calme et espérait même passer le cap de sa première candi psycho sans deuxième sess. Mais son Luxembourg lui manquait et lui tardait de rentrer dans ses chères Ardennes.
Last but not least, Tiziano avait d’ores et déjà annoncé qu’il retournait en Italie parce qu’il ne pourrait jamais se faire à la réalité belge, c’est-à-dire au ciel gris, à la tronche des gens dans le métro, au café qui goûte l’eau, à la cuisine au beurre et au foot noir jaune rouge.
Face à tous ces arguments, Laurence avait baissé les bras. En revanche, elle était bien décidée à lutter pour convaincre les deux autres mais elle était loin de s’attendre à ce qu’ils allaient lui dire. Vincianne ouvrit le feu.
- Rester l’année prochaine? Si je réussis, pourquoi pas… Le problème, c’est que je n’ai pas envie de continuer à me farcir le Français. Vous voyez Madame, c’est comme à Nouvelle Star, il y a un moment où il faut savoir zapper les ringards…
Laurence n’avait pas eu le temps de digérer le verdict que venait déjà la deuxième réaction… celle du ringard en question.
- Ouais… Il faut que j’en discute avec mes parents mais pour que je reste, il faudrait mettre au point les choses avec cette péta… enfin, avec Vincianne. Elle devra s’excuser.
- S’excuser?
- Oui… On a beau être cool, on n’en est pas moins homme. J’en ai marre qu’elle se fiche de moi!
Laurence tâcha de digérer ces deux exigences inattendues… Y aurait-il par hasard des casques bleus à la rue d’Avril pour l’aider à régler cette affaire?
Nous n’y sommes pas encore et pourtant, la rentrée se précisera bientôt petit à petit. Qu’est-ce qui vous stresse le plus à l’approche de cette date? L’achat de fournitures scolaires? Le manque de temps pour soi? L’organisation au quotidien? …
Dites-nous tout, nous tenterons d’y répondre dans notre dossier spécial “UNE RENTREE 100% REUSSIE” le 27 août prochain.
Remarque: Si vous ne voyez pas votre réponse apparaitre, c'est normal, nous les gardons au chaud jusqu'à la parution du dossier!
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Lire. Visiter. Faire du sport. Voir vos amis. Apprendre. Faire du shooping. Ne rien faire.
Et vous? Qu'aimez-vous faire en vacances?
Laurence est invitée à manger chez Al et Sam qui se sont installés ensemble. Ulcérée, elle s'y rend avec des pieds de plomb…
Avez-vous déjà remarqué comme les événements se déroulent rarement comme on les attend? Il suffit que l’on se fasse une fête de quelque chose pour que celle-ci tourne en eau de boudin ou, à tout le moins, nous déçoive. Au contraire, les moments qu’on se figure comme les plus grands pensums se révèlent parfois être les meilleurs. De toute évidence, la soirée de Laurence chez sa fille Al appartenait à la seconde catégorie. Tout avait pourtant très mal commencé. Voici dans le désordre tous les éléments qui étaient de nature à transformer cette petite soirée familiale en cauchemar:
- Laurence ne digérait pas la décision de sa fille de quitter la maison.
- Al l’avait mise devant le fait accompli à la dernière minute.
- Laurence s’était disputée avec sa meilleure amie Monique qui s’était permis de juger Al! (elle était la seule à pouvoir le faire).
- Pour le fameux dîner, Al avait invité Florian, le papa de son petit copain Sam qui était aussi l’amoureux de sa mère (vous suivez?).
- Laurence était de très mauvaise humeur et avait établi la liste précise de tout ce que lui devait sa fille (sans oublier tous les sacrifices qu’elle avait consentis pour son éducation).
- Al et Sam avaient choisi un appartement à un jet de pierre de la maison de Laurence rendant impossible tout velléité de ne plus se voir en cas de (grosse) dispute.
- Dans un souci de conciliation, elle avait voulu lui faire un cadeau sympathique et elle n’avait rien trouvé de mieux à lui offrir qu’un aspirateur compact.
Bref, toute cette histoire démarrait très mal et pourtant Laurence avait passé une bonne soirée. Il y avait d’abord Al qui s’était révélée particulièrement sympathique, enjouée, charmeuse… au point que Laurence avait rapidement oublié tous ses griefs. Elle en voulait beaucoup à Florian de ne pas l’avoir informée de la volonté de leur progéniture respective d’emménager et de quitter le nid familial mais elle oublia bien vite sa volonté de lui tirer la tête en voyant les petits clins d’œil qu’il lui adressait. Laurence n’avait encore jamais ressenti une pareille complicité avec l’homme qu’elle aimait! Parmi les bonnes surprises, elle pouvait ajouter le délicieux repas (les pâtes aux scampi du gentil Sam étaient exquises) et le Bourgogne choisi par Florian. Cerise sur le gâteau, elle avait constaté avec ravissement que sa fille suivait son exemple en veillant au bon ordre de la cuisine et à la qualité du service à table (comme elle le lui reprochait d’ailleurs à la maison!).
En fait, tout se passa très bien jusqu’à la dernière phrase qu’elle prononça alors que mère et fille se trouvaient sur le pas de la porte.
- Au fait Al, puisque tu as quitté la maison, je suppose que tu ne verras pas d’inconvénient à ce que je loue ta chambre. Cela m’en fera quatre… et comme ça il y aura un peu plus de vie à la maison!
Al se contenta d’un petit sourire (peut-être un peu crispé) et ne dit rien. Mais quand Laurence rentra chez elle, elle découvrit le SMS suivant:
«4 locataires? Super idée! Je croyais avoir une mère mais je comprends à présent qu’il s’agit d’un hôtel Formule 1. Tu me donneras le tarif si j’ai envie de dormir dans MA chambre?»
Laurence se mit au lit de très bonne humeur. Contrairement aux apparences, son petit oiseau n’avait pas tout à fait envie de quitter le nid!