L'histoire est un éternel recommencement, surtout en mode. Les revoici donc, les adorables baskets Bensimon.
Adolescentes, la "sandale de gym" colorée sous jupette était le sommet absolu de la branchitude. LE truc qu'il fallait avoir. Les chaussures de la fille la plus populaire de la classe, qu'elle assortissait souvent aux Palladiums de son amoureux (le gars le plus beau du Lycée, faut-il le préciser). Les ados d'aujourd'hui, non plus, ne les lâchent plus. C'est l'indispensable allié de leur indéboulonnable slim.
OK, leur semelle ultra plate ne fait pas la jambe légère et primesautière. Mais, avec une robe fleurie, leur côté mignon nous enlève, au bas mot, 15 ans de rides.
Donc… qu'on soit la maman la plus clâsse du monde ou une fashionista bien (dans ses baskets Bensimon), on succombe. Bonne nouvelle, on les trouve déjà soldées sur de nombreux sites de vente online (Sarenza par exemple).
Le must: La jouer famille assortie: tous en Bensimon bleues (et marinière)!
Le must absolu: Les porter avec le sac de la marque, vendu cette semaine avec Femmes d'aujourd'hui pour 5,10 €!
Ce 21 juin, le logo Google (on dit "Doodle") est signé Takashi Murakami… un plasticien et sculpteur contemporain japonais. On adore son travail à la fois provocateur et optimiste. 
Sorti des mangas, Takashi Murakami a fait entrer la culture kawaï au musée et redonné de la couleur à l'art d'aujourd'hui. Merci Google, de faire pleuvoir des fleurs sur ce premier jour d'été, comment dire, un peu gris. On SAIT que ce temps pourri sera l'exception à la règle. Shazam, abracadabra, spero patronum, protego, pas de nuages jusqu'octobre!
Pour le plaisir des yeux, encore un peu de Murakami, sous la forme de son édition collector pour Vuitton, d'un extrait de son expo à Versailles (des mangas plein la galerie des glaces!), et de quelques illus qu'on aime à la folie.




Quick fête ses 40 ans! Pour l'occasion, la chaîne de restauration rapide préférée des Belges prépare une expo, des concours… et un hamburger en forme de coeur, le Love Giant. On salive devant ce concentré de calories au romantisme décadent…
C'est là qu'on découvre… qu'il sera vendu, quelques jours seulement, à partir du 2 juillet… en… FRANCE (en tout cas rien n'est précisé sur une exportation vers chez nous). Pour commémorer l'ouverture du premier resto en BELGIQUE! Trop Inzuste! Sacrilège! Rage, désespoir!
Tant pis.
Ou tant mieux.
Car les filiformes parisiennes vont, donc, enfourner 535 kcal au nom de l'amour. Pendant que nous, on le fera (et on évacuera 300 kcal par demi-heure). Na.
(et vous me mettrez ce nouveau milk shake coco avec mon menu maxi, mon petit, mais n'oubliez pas la boisson light, merci, vous êtes un ange).

Il n'y a pas que les Américains bas de plafond qui agitent des banderoles et manifestent devant les centres qui pratiquent l'avortement. Ceux-là, on connaît leurs arguments et ils ne nous font pas peur. Par contre, au hasard d'un groupe Facebook, je suis tombée sur le site IVG.net (et j'enrage de leur faire cette publicité gratuite). Un tour sur Google… leur lien apparait en premier sur la page.
Une fille en mal d'infos ne peut donc que cliquer en toute confiance sur ce lien. Au départ… rien à signaler. Tiens, un onglet sur le syndrome post-abortif, un autre sur "IVG et santé de la femme". C'est là que le voile tombe. Sous couvert d'informations… le discours est clairement orienté.
Il s'agit de dissuader. De faire peur. Des témoignages sont là pour orienter le débat: aucune femme qui ne soit traumatisée, affectée physiquement, rongée de regrets, après avoir pratiqué l'intervention. Etrange, pourtant… parce qu'on connaît toutes des filles qui l'ont vécu. Ce n'est pas une partie de plaisir, certes, mais la décision est généralement ferme et suivie d'un réel soulagement.
Je ne mentionnerai même pas les risques médicaux, gonflés, exagérés, à la limite du ridicule (l'avortement augmenterait les risques de cancer parce que les femmes pourraient se mettre à fumer plus… si si… je rirais si je n'étais pas en train de mordre mon clavier de rage).
Moralité: les plannings familiaux font un boulot fantastique. Ils accueillent, écoutent, accompagnent, encadrent… et soignent avec sérieux. Les patientes sont suivies avant et après, par des gynécologues et des psychologues. C'est là que se trouve l'info. Prévenez vos filles. Expliquez-leur.
Comme le dit notre rédactrice en chef "c'est un sujet que nous ne lâcherons jamais, nous resterons toujours vigilantes".
Dont acte.
Pas d'IVG.net dans nos favoris.
Dans les Giardini, espace vert qui abrite les pavillons nationaux, se dresse aussi l'exposition générale. A l'intérieur, une multitude d'oeuvres à découvrir et, parfois, à vivre. Norma Jeane, artiste mystérieuse dont on sait juste qu'elle vit à Los Angeles, nous livre une installation en perpétuel changement.
Dès l'entrée, on est frappé par une odeur "déjà vue". Puis on découvre les murs recouverts de taches rouges, blanches et noires. Au centre de la pièce, une sorte de totem. Les gens s'affairent… Mais… C'est de la plasticine! Nous sommes donc tous les artistes, chargés d'inventer de petites formes pour les coller aux murs! Une photo nous montre d'ailleurs les blocs de pâte au centre de la pièce, nue, il y a trois jours. Alors voilà ce que moi j'ai ajouté comme pierre à l'édifice.
Au sortir de la pièce, je me suis bien amusée, j'ai trouvé le concept original, rigolo… mais pas seulement, puisque se pose la question de qui fait l'ouvre: celui qui pense, celui qui crée, celui qui fabrique, celui qui regarde?
Biennale d'art contemporain de Venise, c'est l'incontournable des amateurs d'art contemporain et surtout… des fous de belles images et de sensations. En reportage pour votre magazine favori, je vous le dis déjà, c'est une GRANDE année. Impossible de tout voir, d'ailleurs…
Il y a les "giardini" avec les pavillons officiels de chaque pays (ça c'est mon programme d'aujourd'hui). L'Arsenal (ça c'est aujourd'hui+demain) avec l'expo thématique sur la lumière. Puis tout le reste… Pas un palais, pas une rue qui n'abrite un événement. Je renonce d'ailleurs à me faire un itinéraire, puisque je m'arrête toute les deux églises pour découvrir un nouvel artiste. Extraordinaire, c'est juste extraordinaire. La confrontation de ces oeuvres hyper modernes avec les pierres de la ville ne cesse pas de me parler. Derrière une panthère rose géante, les angelots baroques du palais qui sert de lieu d'exposition. Au fond d'une salle envahie de vidéos qui hurlent, une fenêtre qui s'ouvre grand sur le canal et laisse entrer le vent.
Sublime. Sérénissime.
Gloire nationale, mon coup de coeur du jour est l'incroyable ensemble de "Piétas" de notre compatriote surdoué Jan Fabre (les plafonds verts du Palais royal, c'est lui). Six marbres iridescents qui nous parle d'inteligence, de foi, de mort…
Demain, si je suis en état, je vous révélerai le résultat de ma soirée: match officiel "spritz" contre "bellini". Par conscience professionnelle, je testerai (à fond) les mérites comparés des deux cocktails vénitiens. Apérol-prosecco-orange-olive ou prosecco-jus de pêche? J'ai déjà mon Nurofen en poche! 

La relève est assurée! Depuis quelques jours, le web n'en a plus que pour Madison, bout de choute déjà make up artiste! Faites-vous une idée…
D'un côté on fond complètement pour cette petite bouille sérieuse comme un pape… qui enchaîne ses suggestions avec l'aplomb d'une pro. De l'autre, la vilaine rabat-joie qui ne sommeille jamais vraiment en nous ne peut pas s'empêcher de se dire que 5 ans c'est un peu tôt (grmbl société d'apparence, grmbl, petites filles plongées dans la futilité dès la naissance…).
Puis…
On se rappelle notre tête à coiffer. Les pieds dans les hauts talons de maman. Le premier fard à paupières.
On se dit qu'on a survécu. Que ça ne nous a pas empêchées d'apprendre la trigonométrie et l'accord du participe passé des verbes pronominaux, ni même de prendre notre indépendance et de trouver du travail.
Donc amuse-toi Madison. Et surtout n'oublie pas de demander à ta maman de te lire les 12 pages "spécial beauté" d'Emilie (dans votre Femmes d'aujourd'hui de demain).