
Il n'y a pas que les Américains bas de plafond qui agitent des banderoles et manifestent devant les centres qui pratiquent l'avortement. Ceux-là, on connaît leurs arguments et ils ne nous font pas peur. Par contre, au hasard d'un groupe Facebook, je suis tombée sur le site IVG.net (et j'enrage de leur faire cette publicité gratuite). Un tour sur Google… leur lien apparait en premier sur la page.
Une fille en mal d'infos ne peut donc que cliquer en toute confiance sur ce lien. Au départ… rien à signaler. Tiens, un onglet sur le syndrome post-abortif, un autre sur "IVG et santé de la femme". C'est là que le voile tombe. Sous couvert d'informations… le discours est clairement orienté.
Il s'agit de dissuader. De faire peur. Des témoignages sont là pour orienter le débat: aucune femme qui ne soit traumatisée, affectée physiquement, rongée de regrets, après avoir pratiqué l'intervention. Etrange, pourtant… parce qu'on connaît toutes des filles qui l'ont vécu. Ce n'est pas une partie de plaisir, certes, mais la décision est généralement ferme et suivie d'un réel soulagement.
Je ne mentionnerai même pas les risques médicaux, gonflés, exagérés, à la limite du ridicule (l'avortement augmenterait les risques de cancer parce que les femmes pourraient se mettre à fumer plus… si si… je rirais si je n'étais pas en train de mordre mon clavier de rage).
Moralité: les plannings familiaux font un boulot fantastique. Ils accueillent, écoutent, accompagnent, encadrent… et soignent avec sérieux. Les patientes sont suivies avant et après, par des gynécologues et des psychologues. C'est là que se trouve l'info. Prévenez vos filles. Expliquez-leur.
Comme le dit notre rédactrice en chef "c'est un sujet que nous ne lâcherons jamais, nous resterons toujours vigilantes".
Dont acte.
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